07/05/2026
Parmi la riche programmation du Festival Passages, trois événements liés à la Palestine:
Jeu.14 mai, 19h30 Concert d'ouverture YALIL (gratuit, sur l'esplanade)
Sam 23, 16h; Dim 24, 16h30, Poésie: TROIS SAISONS ET UN CORPS (Trinitaires)
Dim. 24, 18h: Théâtre: LANGUAGE: NO BROBLEM! (Arsenal)
Jeu. 14 mai, 19h30, Concert d'ouverture gratuit, Esplanade
YALIL [SYRIE, PALESTINE, LIBAN, TUNISIE, FRANCE]
Yalil c’est une énergie collective incroyable qui va faire résonner la musique syrienne et moyen-orientale sur l’Esplanade de Metz.
À l’occasion de son anniversaire, Passages Transfestival ne pouvait rêver plus belle invitation que celle du groupe Yalil, dont l’énergie et l’ouverture au monde font écho à celles du festival. Créé à Metz en 2019 par une quinzaine de mélomanes syriens, cet ensemble instrumental et choral réunit aujourd’hui des passionnés venus d’horizons multiples.
Entre chants, percussions et cordes, Yalil revisite le patrimoine lyrique et folklorique du Moyen-Orient dans une musique vivante, portée par des textes chargés de mémoire et de transmission. Yalil tisse un lien entre les cultures, célèbre la résistance par l’art et affirme que, face à la violence, la musique demeure. Un message universel de paix et de fraternité.
Sam. 23 mai, 16h & Dim 24 mai 16h30, Trinitaires
Durée 1h10 - Dès 14 ans, En arabe surtitré en français
MOHAMMED AL QUDWA [PALESTINE]
Après 8 mois de résidence en 2025 entre Metz, Dijon et Thionville, le jeune poète et karatéka palestinien Mohammed Al Qudwa revient à Metz pour vous présenter sa prèmiere création!

Que transmettre lorsque l'on a tout perdu, que l'on a dû partir précipitamment,sans bagage ? Mohammed Al Qudaw transforme l’exil en parole, la douleur en geste. Lorsque la guerre éclate, Mohammed a cinq, huit, douze, quinze, dix-huit puis vingt ans. Cinq guerres traversent sa jeunesse à Gaza, la dernière n’est toujours pas terminée. Et lorsque l’exil devient la seule voie possible, il écrit. Il recueille les voix dispersées, les souvenirs brisés, les silences lourds de celles et ceux restés derrière et les transforme en un théâtre du corps et de la parole, où le karaté se mêle au verbe pour traduire l’inconcevable. Par ses mots, Mohammed reconstruit un territoire : celui de la parole partagée, du geste qui résiste, de la mémoire qui s’obstine à rester vivante.
Mohammed Al Qudwa est lauréat du programme PAUSE de décembre 2025 à décembre 2026 - programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil, porté par le Collège de France. Il était lauréat du dispositif SAWA SAWA d'avril à novembre 2025 porté par l’Institut français de Jérusalem.
LANGUAGE: NO BROBLEM
Marah Haj Hussein [Palestine / Belgique]
Spectacle suivi d’une rencontre avec l’artiste
Entre arabe palestinien, hébreu, néerlandais et anglais, Marah Haj Hussein fait de la scène un espace où les langues se rencontrent, se confrontent, où elles deviennent un enjeu de pouvoir mais surtout de mémoire et de résistance.

Dans Language: no broblem, Marah Haj Hussein explore ce que signifie vivre et penser à travers plusieurs langues. À partir d’un voyage en train en Belgique, le récit glisse vers l’intimité de sa famille restée en Palestine sous occupation. Voix enregistrées, récits, sons et images composent une performance où se révèlent les dynamiques de pouvoir entre langues. L’arabe palestinien dialogue avec l’hébreu, langue de l’État, révélant le colonialisme silencieux qui, génération après génération, impose la langue du pouvoir. Peu à peu, la scène montre comment les langues s’influencent, se déplacent et se transforment sous l’effet de l’histoire et de la politique. Entre humour, colère, amour et absurdité, la performance embrasse aussi les limites de la traduction — ces endroits où la langue résiste — pour continuer à imaginer des formes de résistance.