20/03/2026
Nous manifesterons dans toutes les régions françaises le 28 mars, à l’occasion de la Journée de la terre, pour la défense des droits du peuple palestinien sur la base du droit international.
- Auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin et droit au retour des réfugiés palestiniens
- Fin de occupation, de la colonisation, de l’apartheid
- Sanctions contre Israël
- Cessez-le-feu définitif et fin du génocide
>>lire plus sur France-Palestine.org<<
Les manifestations:
Alsace / Strasbourg 12h place Kléber
Aquitaine / Bordeaux 14h place de la Bourse
Auvergne / Clermont-Ferrand 15h place de Jaude
Bourgogne / Dijon 14h place Darcy
Bretagne / Rennes 14h esplanade Charles de Gaulle
Centre Val de Loire / Orléans 14h Parvis de la cathédrale
Corse / en attente
Franche Comté / Besançon 15h place du 8 Septembre
Hauts de France / Lille 15h place de la République
Ile-de-France / Paris 14h place de la République
Lorraine / Nancy 15h place Simone Veil
Normandie/ Caen 15h place du théâtre
Occitanie / Toulouse 14h gare Matabiau
Pays de la Loire / Angers 15h place du ralliement
Picardie / Saint Quentin 11h hôtel de ville
Provence Alpes Cote d’Azur / Marseille 14h place de la Joliette
Rhône Alpes / Lyon 14h30 place Bellecourt
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A l’initiative de l’AFPS et à l’appel de 90 organisations
Agir contre le colonialisme aujourd’hui - ACCA
Agir pour la Palestine
Alternative communiste
Anti colonial - AC
Apel-Égalité
Association des anciens appelés en Algérie et leurs ami.e.s contre la guerre - 4ACG
Association des Marocains en France - AMF
Association des Pieds Noirs progressistes et leurs amis - ANPNPA
Association des travailleurs maghrébins de France - ATMF
Association des universitaires pour le respect du droit internationale en Palestine – AURDIP
Association France Palestine solidarité - AFPS
Association internationale de la libre pensée
Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises - AJPF
Association pour une république écologique et sociale – L’APRÈS
Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne – ATTAC France
Blouses blanches pour Gaza – BBG
Campagne Boycott désinvestissement sanction France – BDS France
Campagne française "Flottille de la liberté pour Gaza"
Campagne pour la libération de Marwan Barghouti et tous les prisonniers politiques palestiniens
CCFD-Terre solidaire,
Centre de recherche et d’information pour le développement – CRID
Cimade
Collectif Corse pour une paix juste et durable au Proche-Orient
Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine
Collectif national des droits des femmes
Confédération générale du travail – CGT
Confédération nationale du travail France - CNT-F
Confédération paysanne
Comité de Soutien à la Palestine de Nanterre
Comité Palestine Beaux-Arts Paris
Comité Palestine de Dauphine
Comité Palestine Paris Saclay
Comité pour le développement et le patrimoine Palestine – CDP
Corsica Palestina
Debout !
Droits devant !!
Du pain et des roses
Éducation avec Gaza
EuroPalestine
Femmes égalité
Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s - FASTI
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives – FTCR
Fédération nationale de la libre pensée
Fédération syndicale unitaire – FSU
Forum Palestine citoyenneté
Franco-Israéliens pour des sanctions
Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP)
Génération•s
Global Movement To Gaza France - GMTGF
Inseme a manca-L’Après
Jeunes insoumis-es
Jeunes socialistes – JS
La France insoumise – LFI
Le mouvement de la paix
Le poing levé
Les amis de Naplouse
Les Échos du Sud Oriental
Les Écologistes
Les jeunes Écologistes
Mouvement jeunes communistes de France – MJCF
Mouvement pour une alternative non-violente - MAN
#NousToutes
Nouveau parti anticapitaliste l’Anticapitaliste – NPAA
Nouveau parti anticapitaliste Révolutionnaire – NPAR
NPA jeunes Révolutionnaires
Parti communiste français – PCF
Parti communiste des ouvriers de France - PCOF
Parti ouvrier indépendant - POI
Per a pace
People Health Movement France - PHM France
Pour une écologie populaire et sociale – PEPS
Réseau coopératif de gauche alternative - RCGA
Réseau Euromed France – REF
Révolution permanente
Solidarité avec les groupes d’artisans palestiniens - SGAP
Stop impunity
Sud santé sociaux,
Syndicat des journalistes palestiniens - section européenne
Syndicat national des journalistes CGT - SNJ CGT
Thousand Madleens
Tsedek ! - Collectif juif décolonial
Union communiste libertaire - UCL
Union démocratique bretonne – UDB
Union étudiante
Union française des consommateurs musulmans – UFCM
Union juive française pour la paix – UJFP
Union nationale des étudiants de France – UNEF
Union syndicale solidaires
Urgence Palestine
War-Sav La gauche indépendantiste bretonne
Waves of Freedom France
19/03/2026
Conférence-Débat sur le sujet des armes vendues à Israël, l’impact sur le génocide à Gaza et les actions entreprises et à entreprendre pour empêcher ces ventes. sur Guide des entreprises françaises d'armement complices d'Israël sur le site de l'UJFP

16/03/2026
Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre. Une société de solidarité, de fraternité, de justice, et de respect des libertés.
NOUS NE VOULONS PAS D'UNE SOCIETE RACISTE !
12/03/2026
Belgique, France, Luxembourg, dépassons les frontières pour exiger le respect du Droit !
L’actualité internationale nous rappelle chaque jour avec une violence inouïe ce qui se produit lorsque le droit international est bafoué. Sous nos yeux tant de zones de conflit, tant d'agressions internationales. Les populations civiles sont décimées, les infrastructures essentielles sont anéanties.
Alors il y a parfois un cessez-le-feu, arraché par la pression populaire, mais il est constamment ignoré. Les entraves à l’acheminement de l’aide humanitaire, la colonisation, les invasions, les déclarations provocatrices ou encore les ingérences étrangères meurtrières visent à faire capoter tout espoir de paix durable.
Face à cette escalade de l’horreur et face au silence complice de trop nombreux gouvernements, nous refusons la résignation. Nous refusons que le droit international ne soit qu’un mot.
C’est pourquoi nous appelons à un grand rassemblement transfrontalier, unitaire et massif, pour faire entendre notre voix, pour exiger de faire respecter les résolutions de l’ONU et les décisions de la Cour Pénale Internationale et de la Cour Internationale de Justice, et œuvrer pour une paix juste et durable partout.
Cet appel est lancé par un large collectif d’organisations, de syndicats, de partis politiques et d’associations des trois pays, conscient que l’union fait la force et que notre diversité est notre plus grande richesse. Nous appelons toutes les forces vives de la région à nous rejoindre.
Parmi les organisations initiatrices et participantes :
- Le syndicat FSU-SNUipp, pour défendre les droits des enfants, premières victimes des guerres.
- Le Mouvement de la Paix, pour porter haut et fort l’exigence du désarmement et de la résolution pacifique des conflits.
- L’Association Belgo-Palestinienne - Antenne Luxembourg belge, les Collectives for Palestine - Luxembourg (Students4Palestine, Nashama, Christians for Palestine, Let'z act for Palestine, Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient et Jewish Call for Peace), l’Association France Palestine Solidarité Meurthe-et-Moselle Nord, acteurs historiques de la solidarité et de l’information, et témoins privilégiés de la réalité sur le terrain.
- Dei Lenk, La Gauche au Luxembourg, pour porter la voix de la solidarité internationale au cœur de l’Europe.
- La France Insoumise (LFI), le Parti Communiste Français (PCF) et L’APRES, forces politiques engagées pour la justice et les droits des peuples.
Nous vous appelons toutes et tous, citoyennes et citoyens, militantes et militants, familles, jeunes et retraité.e.s,... à vous joindre à nous.
Que vous veniez de Longwy, d’Athus, d’Arlon, de Luxembourg-Ville, de Thionville ou de Metz, votre présence est essentielle. Elle montrera que l’opinion publique transfrontalière est unie et debout pour le respect du droit international.
Rendez-vous le samedi 14 mars 2026, à partir de 14h00,
Boulevard de l'Europe - ZAC des Trois Frontières à Mont-Saint-Martin
(sur le rond-point du Conforama, arrêt de bus "zone commerciale Auchan").
- Un rassemblement statique mais vivant : nous occuperons l’espace public de manière non violente sur ce rond-point stratégique, symbole de nos échanges transfrontaliers.
- Une grande distribution de tracts permettra d’informer et de sensibiliser les passants.
- Les drapeaux, banderoles, pancartes... des organisations, syndicats, partis et mouvements sont les bienvenus, pour illustrer la diversité de notre mobilisation.
- Des prises de parole auront lieu en fin de rassemblement pour conclure cette journée d’action.
- Stationnement : parking à proximité pour faciliter l’accès.
FAISONS DE CE RASSEMBLEMENT UN MOMENT HISTORIQUE DE L'UNITÉ TRANSFRONTALIÈRE.
POUR QUE CESSENT LES MASSACRES.
POUR QUE LE DROIT L'EMPORTE SUR LA FORCE.
POUR LA PAIX.
19/02/2026
Hommage de Isabelle Avran pour l'AFPS:
"Pour toutes et tous, ici et là-bas, Leila Shahid restera la voix de la Palestine, ce pays, dont elle aura été arrachée avant même sa naissance au Liban, par l’exil forcé imposé par les armes à tout un peuple dès 1947. Déléguée générale ou ambassadrice de [Palestine] dans plusieurs pays européens et singulièrement en France, [...] Leila Shahid aura su plaider auprès des chancelleries le respect des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, le droit du peuple palestinien à l’auto-détermination et à l’indépendance. « Il est rare, dans l’Histoire, que la victime de la colonisation propose à son agresseur de partager avec lui sa patrie d’origine. C’est exactement ce qu’a fait l’OLP, puisqu’elle revendique une partie de sa patrie, la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est et reconnaît Israël dans les frontières de l’accord d’armistice de 1949 » rappelait-elle alors que les fait accomplis unilatéraux de la colonisation israélienne visaient déjà à rendre caducs toute négociation fondée sur le droit et l’horizon d’un État palestinien indépendant...." >>lire l'intégralité de l'hommage de Isabelle Avran sur le site national de l'AFPS
Dont celui de l'Union Juive Française pour la Paix :
Leïla, tu vas terriblement nous manquer ... La disparition de Leïla Shahid, c’est une perte immense pour le peuple palestinien et pour toutes celles et ceux qui se battent pour une paix fondée sur l’égalité des droits et la justice... (lire la suite sur https://ujfp.org/leila-tu-vas-terriblement-nous-manquer/)
Et celui de Edwy Plenel:
Leïla Shahid : toute l’humanité de la Palestine
Parfois, la mort d’un seul être sonne le glas pour toute l’humanité. C’est le cas de la disparition de Leïla Shahid qui ne fut pas seulement la voix d’une cause, mais celle de son universalité. Comment ne pas vivre son suicide comme un cri de révolte face au sort de la Palestine ?... (lire la suite sur le site de Mediapart)
Texte intégral de l'UJFP:
"Leïla, tu vas terriblement nous manquer... La disparition de Leïla Shahid, c’est une perte immense pour le peuple palestinien et pour toutes celles et ceux qui se battent pour une paix fondée sur l’égalité des droits et la justice...
Leïla, tu viens d’une famille illustre. Le dernier maire de Jérusalem, à l’époque ottomane, où cohabitaient musulmans, chrétiens et juifs, c’est ta famille.
Celui qui s’est battu à l’ONU en 1948 pour déposer le projet du Haut Comité Arabe proposant une Palestine pluraliste, ouverte à ses habitants et aux réfugiés cherchant où aller, c’est ton grand-père. Tu le racontes formidablement dans le film Yallah Gaza.
Le livre de Sirine, ta mère, raconte cette Palestine vivante d’avant 1948, que les sionistes s’acharnent à faire disparaître.
Tu es née à Beyrouth, immédiatement après la Nakba qui a chassé ta famille.
Jean Genet a raconté avec une force incroyable votre entrée à tous les deux dans Sabra et Chatila immédiatement après ce crime de masse, en 1982. Qui aurait pu croire que des crimes encore plus effroyables seraient perpétrés plus tard, en toute impunité pour leurs auteurs ?
Tu es devenue la voix de la Palestine, à Paris puis à Bruxelles. Tu as combattu avec succès et persévérance l’image ignoble que les dominants de nos sociétés essayaient de donner des Palestiniens « terroristes » et infréquentables.
La très grande tournée que tu as faite avec Michel Warschawski (un Juif israélien) et Dominique Vidal (un Juif français) dans les quartiers populaires de différentes villes de France, est un moment formidable : vous opposiez à l’apartheid, au colonialisme et au suprémacisme, une parole fondée sur la justice, l’égalité, la rencontre.
Tu as croisé à de très nombreuses reprises des membres de l’UJFP et il y avait entre toi et nous plus que de l’amitié. Un accord très profond.
Tu as dû éprouver effroi et dégoût devant ce qui se passe depuis le début du génocide à Gaza. Cette complicité éhontée des dirigeants, des médias, de la plupart des politiques.
Leïla, l’UJFP continuera ce qui a été le combat de ta vie. Ici, faire abroger l’accord économique entre l’Union Européenne et Israël, barrer la route à la proposition de loi Yadan qui veut criminaliser le soutien aux droits des Palestiniennes et des Palestiniens ; là-bas, aider de toutes nos forces le peuple palestinien à rester debout.
Les luttes que tu as menées sont et resteront des exemples pour nous.
La Coordination nationale de l’UJFP, le 20 février 2026
Texte intégral de Edwy Plenel:
Leïla Shahid : toute l’humanité de la Palestine
Parfois, la mort d’un seul être sonne le glas pour toute l’humanité. C’est le cas de la disparition de Leïla Shahid qui ne fut pas seulement la voix d’une cause, mais celle de son universalité. Comment ne pas vivre son suicide comme un cri de révolte face au sort de la Palestine ?
Il est des désespoirs intimes qui rejoignent des tristesses collectives. Tous ses proches savaient Leïla Shahid dépressive. De secrètes périodes de lassitude et d’abattement succédaient à ses sursauts d’énergie et de combativité, où on la retrouvait telle qu’elle fut toujours en public, généreuse et joyeuse. Intensément disponible, soucieuse des autres, curieuse de tout. C’est ainsi qu’elle s’était présentée, en septembre dernier, pour l’une de nos émissions sur la tragédie de Gaza – sa dernière intervention sur Mediapart. Elle était venue avec un énorme bouquet de fleurs, accompagné d’un mot pour remercier toute notre équipe de son travail. Jamais, auparavant, l’un·e de nos invité·es n’avait eu cette attention. Leïla Shahid ne portait pas seulement la justesse de la cause palestinienne mais aussi son élégance, sa tenue, sa dignité.
Car il ne suffit pas de dire qu’elle fut durant près de quatre décennies l’incomparable voix de la Palestine en France et en Europe (lire l’article de Gwenaelle Lenoir). Il faut surtout insister sur la hauteur et la rigueur avec laquelle elle l’a incarnée, ne cédant jamais aux facilités démagogiques, opportunistes ou sectaires. De l’interminable injustice faite au peuple palestinien, dont témoignait douloureusement son histoire familiale, elle fit une cause universelle, à l’échelle de l’humanité tout entière.
L’égalité des droits, la justice pour tous·tes, l’exigence de démocratie, l’intolérance aux racismes, le refus des dogmatismes, la solidarité sans frontières : Leïla Shahid élevait la Palestine en cause commune des damnés de la terre, des dominés, des opprimés, des discriminés, quels qu’ils soient, où qu’ils soient, d’où qu’ils viennent.
Sa Palestine se dresse face à tous les pouvoirs injustes, contre toutes les corruptions, toutes les laideurs, toutes les abjections. Elle symbolise l’universalité de la question coloniale, cette évidente proclamation qu’un peuple, quel qu’il soit, ne saurait être libre s’il en opprime un autre. Pis, qu’il se perd lui-même, jusqu’au crime contre l’humanité dans le rejet des humanités qu’il persécute. Et c’est bien le spectacle qu’offre désormais l’État d’Israël, aveuglé par sa puissance, égaré par le nationalisme, gangrené par le racisme.
Avoir l’intelligence de sa révolte, c’est refuser qu’elle imite ce qu’elle combat. La Palestine universelle qu’a défendue Leïla Shahid est l’inverse de la tribu, de la clôture et de la
fermeture. Le contraire d’une nation identitaire, intolérante à la diversité, rejetant les minorités, persécutant les dissidences. C’est ainsi que Leïla Shahid prenait toujours soin de mettre en garde, ici même, ses soutiens contre tout accommodement avec l’antisémitisme. « Tout acte contre la religion ou le peuple juifs est un crime contre la cause palestinienne », ne cessait-elle de répéter.
Quelle secrète force d’âme les habite pour faire face, tenir bon et tenir tête quand la catastrophe fait bien pire que tenir toutes ses promesses ?
Jusqu’au bout, jusqu’à son suicide où se mêlent désespoir et courage, Leïla Shahid a vécu cette brûlure incandescente de la vérité qui oblige à ne pas pactiser avec l’imposture, à ne pas renoncer à la justice, à ne pas se résigner à la défaite. Comme d’autres figures de cette cause aujourd’hui si meurtrie, elle n’a pas hésité à penser contre les siens si la fidélité à l’idéal l’exigeait. Pas plus qu’elle ne s’accommodait de l’idéologie religieuse et autoritaire du Hamas, dont elle était politiquement l’adversaire, elle n’a pas supporté la corruption et les compromissions de l’Autorité palestinienne – d’où son renoncement à son poste d’ambassadrice.
Depuis notre confort, nous avons du mal à imaginer l’intensité de la tragédie vécue par cette génération de la diaspora palestinienne qui a été saisie depuis sa jeunesse par la simple exigence du droit et de la justice. À force d’échecs, de faux espoirs, d’inégalité des armes, d’indifférence des États, leur résistance, qui aurait pu n’être qu’une bravoure juvénile, est devenue celle d’une vie entière, affrontant sur la longue durée la litanie des camarades disparus, la douleur des massacres impunis, l’impunité de la colonisation poursuivie.
Et voici qu’aujourd’hui, au crépuscule de leur vie, ils et elles doivent affronter la possibilité d’une nouvelle disparition de cette Palestine que leur engagement, autour de l’OLP de Yasser Arafat, avait réussi à sauver de l’oubli, cet effacement dans lequel la Nakba de 1948 l’avait précipité. Quelle secrète force d’âme les habite pour faire face, tenir bon et tenir tête quand la catastrophe fait bien pire que tenir toutes ses promesses ? C’est cette interrogation qui m’a saisi quand, mercredi 18 février, j’ai appris le suicide de Leïla Shahid, cette si belle personne. Comme si la mort se redoublait, je l’ai su par Pascale Froment, la veuve de notre confrère René Backmann, à qui Dominique Eddé, depuis Beyrouth, avait demandé de m’informer. S’il était encore parmi nous, c’est René, proche ami de Leïla, qui lui aurait rendu hommage sur Mediapart. J’ai dû apprendre la triste nouvelle à Elias Sanbar, cette autre voix française de la Palestine, ce frère en amitié qui a toujours su me consoler du désespoir, alors même qu’il en aurait à revendre. Elias dont les traductions nous ont fait connaître en français l’œuvre de Mahmoud Darwich : « Je protège la force de la faiblesse contre la force de la force », confie le poète palestinien dans La Palestine comme métaphore.
« La mort est en train de changer » : cette phrase, qu’elle dit elle-même « absurde », s’est imposée à Dominique Eddé en titre de son récent essai sur la « défaite générale » qui accompagne l’horreur à Gaza. « Il y a, écrit-elle, de la mort dans le langage et dans le temps. Une mort diffuse qui infiltre les murs déglingués de la pensée. De point final qu’elle était, la mort s’est muée en point-virgule, en virgule. Elle a perdu de son caractère implacable. » L’écrivaine libanaise évoque ainsi ce temps, le nôtre, où le consentement à l’assassinat de la Palestine signe « un effondrement retentissant de la moralité », comme l’écrit, depuis Gaza, l’autrice Sondos Sabra.
Tout suicide a sa part irréductible de mystère. Mais, parce que sa vie fut un soulèvement contre l’amoralisme du monde, celui de Leïla Shahid nous parle au-delà de ses motivations secrètes. À l’instar de ceux de ces Allemands antifascistes qui, dans les années 1930, ont mis fin à leurs jours en exil alors qu’il allait être minuit dans le siècle, son geste nous rappelle qu’il n’est plus temps de se demander pour qui sonne le glas : il sonne pour nous. Edwy Plenel
19/02/2026
"Israël mène une « annexion progressive de facto » de la Cisjordanie, affirme une responsable de l’ONU
Depuis le début de février, le gouvernement israélien a pris une série de mesures visant à accroître son contrôle sur le territoire palestinien, y compris dans des secteurs sous la responsabilité de l’Autorité palestinienne en vertu des accords israélo-palestiniens d’Oslo."
Lire la suite de l'article sur >>lemonde.fr<<
On peut lire sur le site national de l'AFPS les rubriques >>En direct de Palestine<< et >>Analyses<<
12/02/2026
La salle était pleine pour notre ciné-débat au KLUB Metz le 16 janvier
Toutes nos excuses à celles et ceux qui n'ont pas pu entrer dans la salle.
Une soirée similaire a eu lieu le 12 fév. >>CGR Freyming-Merlebach<<
Présentation par THOMAS VESCOVI, spécialiste de l'histoire de la Palestine et d'Israël

PALESTINE 36
de Annemarie JACIR Avec Hiam Abbas, Jeremy Irons...
Palestine, Royaume Uni, France, Danemark, Norvège, Qatar, Arabie Saoudite, Jordanie, 2025
Fiction, 115 min.
Sortie en France le 14 janvier 2026
Ce film, présenté par la Palestine, présélectionné pour l'Oscar 2026 du meilleur film international, raconte l’histoire d’une insurrection paysanne face à l’empire britannique, dans les années 1930.
1936. Alors que les villages de la Palestine mandataire se soulèvent contre la domination britannique, Yusuf oscille entre sa maison rurale et l'énergie effervescente de Jérusalem, aspirant à un avenir au-delà des troubles croissants. Mais l'histoire est implacable. Avec l'afflux croissant d'immigrants juifs fuyant une Europe de plus en plus fasciste et les appels à l'indépendance des Palestiniens, toutes les parties s'engagent dans une spirale vers une collision inévitable, à un moment décisif pour l'Empire britannique et l'avenir de toute la région.
Voir la fiche du film sur le site de Cultures de Palestine →
Lire aussi l'interview très éclairante de la réalisatrice sur Orient XXI: "Notre histoire ne commence pas avec la Nakba"
Extraits: "Filmer en Palestine était important. Je ne voulais pas que ce film devienne lui aussi un réfugié."
"L’utilisation d’images d’archives était essentielle pour moi. D’abord, nous ne disposons pas de nos propres archives. C’est le pouvoir colonial qui nous a filmés, photographiés, avant de repartir."
"Il est clair que ce sont les Britanniques qui ont dessiné le blueprint2 de l’occupation israélienne : la torture dans les prisons qui ne laisse pas de trace, les punitions collectives..."
THOMAS VESCOVI est doctorant en Études politiques (Césor - EHESS) et Sciences politiques (REPI/OMAM - ULB). Cofondateur et membre du comité de rédaction de Yaani.fr, il contribue à plusieurs médias (Le Monde Diplomatique, Orient XXI). Il est l'auteur de La mémoire de la nakba en Israel (L'harmattan,1
2015) et L'échec d'une utopie, une histoire des gauches en Israël (La Découverte, 2021).

05/02/2026

Tous les dons et recettes iront à l'orphelinat créé à Gaza par l'ONG HuSoMe (Humanité Solidarité Médecine) présidée par Dr Raphaël Pitti.
PROGRAMME:
Un événement musical et poétique présenté par Monsieur BENINI:
14h00: Ouverture des portes
14h30: SPECTACLE
Marc Olenine: "Ibrahim" sur fond musical
Groupe Troïka: Musique des Balkans, avec un exceptionel violoniste
16h00: ENTRACTE
16h30: REPRISE
Chanteur Luka: mélodies orientales et récits du Levant
Ensemble Moussafir de Metz: Musiques du Maghreb et du Moyen Orient
...et bien plus
Tous les dons et recettes seront versés pour soutenir l'orphelinat de l'ONG HuSoMe (Humanité Solidarité Médecine) présidée par le Pr Raphaël Pitti.
Réservations et dons: >>HuSoMe.org<<
06 80 01 58 18
secretariat@husome.org